Quelques témoignages :

Magaritha

La Chapelle-la-Reine en passant par la Fontaine de Saint Mathurin a été pour moi un moment de paix et de sérénité. Le contact avec les participants, qui comme moi partagent la même croyance, m'a apporté une énergie nouvelle et fortifiante .....lire la suite

Patricia

Quand la première fois, on me présente votre pélerinage saint Mathurin, je suis très septique. Pourtant, assez vite, je dis oui à Gennésaret qui me fait part de ce pélerinage. Moi, qui suis d'un tempérement plutôt nerveux, je me sens étonnamment calme. Pendant la marche alors que je suis une bavarde invétérée , je ressens un besoin de solitude et de silence. Après cette marche, par contre.....lire la suite

"Ma guérison miraculeuse en 2005 "

Mes ennuis de santé avaient recommencé au début du printemps 2005. C’était très sérieux. Malgré les calmants, je ne pouvais plus cacher une douleur très forte au côté gauche qui se lisait sur mon visage. Les médecins très inquiets me font faire de nombreux examens de sang et découvrent des résultats catastrophiques. Le pancréas est gravement atteint. Ils m’annoncent que je dois être opérée afin que je puisse vivre. Toutefois il me faudra être sous insuline. Mais je leur oppose un refus catégorique. J’avais déjà subi tellement d’opérations que je ne voulais plus que l’on me touche. Je préférais vivre quelques mois avec mon pancréas malade plutôt que plus longtemps sans lui, sous la contrainte de l’insuline.
Au vu des résultats de plus en plus alarmants des examens qui se succèdent ensuite, le médecin paraît catastrophé lorsqu’il note en bas de chaque ordonnance « Refuse de se faire opérer. »
La mort ne me fait pas peur. J’étais sereine mais je ne pouvais plus cacher mon état malgré mes témoignages d’optimisme et de joie de vivre. Ce qui me semblait le plus étonnant, c’était de remonter le moral de mon médecin, tellement attristé à l’idée de ma mort prochaine.

Je me souviens de notre conversation avec Marie-Paule, le mercredi précédant la Pentecôte, assises toutes les deux au soleil sur les marches du perron. Elle venait me faire part des derniers résultats de ses analyses et en quelque sorte elle prenait congé me confiant ses dernières volontés. S’il lui arrivait quelque chose elle me demandait de m’occuper de Nolwenn, sa troisième fille amie, du même âge que ma fille, et le petit bichon Nacre.
Je n’ai pas pu, moi non plus, la convaincre de choisir l’opération, mais je respectai son choix, au vu de la gravité de l’organe atteint. En même temps qu’une immense tristesse face à cette perte imminente, je ne sentais pas que Marie-Paule fût en danger. Il me semblait que quelque chose allait se passer pour elle.
Je savais que le dimanche et lundi de Pentecôte se déroulait tous les ans le pèlerinage saint Mathurin à Larchant. J’avais la conviction intérieure que Marie-Paule serait guérie à ce pèlerinage.
Nous étions déjà allées ensemble, avec notre amie Bénédicte, au groupe de prière de la Chapelle-la-Reine. Ce jeudi soir, donc trois jours avant le pèlerinage, je me suis rendue seule à la réunion de prière, Marie-Paule étant trop faible pour venir. Je me souviens l’avoir présentée à la prière des frères. L’une d’entre-nous, qui ne la connaissait pas encore, sentit le besoin de nous rapprocher tous de la croix de Jésus et d’entrer en prière avec l’Esprit Saint pour demander sa guérison. Une ferveur d’une grande intensité nous unit alors. Les images et les paroles qui nous furent offertes étaient celles de la guérison et de la restauration.

Ce soir-là, j’ai ressenti un répit dans ma douleur physique et j’ai réussi à bien dormir.
Le lendemain, Françoise m’appelle pour m’informer que le groupe de la Chapelle a prié pour moi et que tous m’attendent dimanche au pèlerinage. Sans me poser de question et en confiance, j’accepte d’y aller, mais incapable de conduire, il fallait venir me chercher.
Françoise est venue avec Bénédicte et quand nous sommes entrées dans la belle église de Larchant, les pèlerins venaient de finir leur marche et commençaient à chanter les louanges au Seigneur. Tout de suite, je me suis trouvée immergée dans une atmosphère d’amour et de sérénité avec la douce présence de l’Esprit.
En venant vénérer les reliques de saint Mathurin, j’ai ressenti plus intensément cette Présence bienfaisante. Touchée par tant d’amour, de joie, de plénitude, des larmes de bonheur ont coulé en abondance.
Puis vint le temps de la prière donnée par des frères en binôme. Toujours dans la présence de l’Esprit, je sentais vers quel groupe il me guidait. Quand le diacre qui nous orientait m’a suggéré d’aller vers d’autres frères, j’ai dit non. Quand il m’a demandé pourquoi, je lui ai répondu que je ne savais pas, mais que je savais qu’il fallait que j’aille là, avec ces deux femmes. Le diacre a vraiment ri et dit « Bon ! » Avec un geste des mains complice, il m’a indiqué que je pouvais aller là où je voulais. Plus tard, j’ai appris qu’une des deux personnes vers qui j’ai été guidée était celle du groupe de prière qui avait senti le besoin d’un rassemblement auprès de la Croix pour prier pour ma guérison. Je ne le savais pas et elle ne pouvait pas me reconnaître puisqu’elle ne m’avait jamais vue auparavant.
Je me suis approchée de ces deux femmes en demandant la prière pour mes filles, pour qu’elles aient la force d’accepter mon départ et la force de vivre sans moi puisque j’allais mourir dans quelques mois. J’ai aussi demandé que deux d’entre-elles, qui malheureusement ont hérité de la même maladie génétique que moi, n’aient pas à subir de nouvelles interventions chirurgicales. Elles m’ont alors demandé pourquoi je ne demandais pas la guérison de ma maladie et m’ont suggéré de le faire. Je ne voulais pas que l’on prie pour moi, j’étais en paix avec l’idée de ma mort prochaine mais ce qui m’inquiétait, c’est que mes enfants allaient souffrir et ça, je ne voulais pas. C’était le plus important. Elles ont insisté. Pour elles, le plus important pour mes enfants, c’était que je vive longtemps. Et si c’était aussi le projet d’amour du Père sur moi ? Alors je me suis laissée faire. Elles ont prié pour ma guérison et pour mes filles. Un bref instant, j’ai résisté à l’action de Dieu dans cette prière pour finalement m’abandonner rapidement. J’ai senti couler des larmes libératrices dans un repos bienfaisant, puis les jambes en coton j’ai eu besoin d’une aide pour regagner ma place. En relatant ici les faits, je ressens avec une grande émotion tous les élans d’amour, la complicité naturelle de mes petits frères et sœurs que j’ai appris à connaître par la suite. Je n’en cite aucun, j’aurais trop peur d’en oublier, mais je leur dis « JE VOUS AIME ! »
Le lundi après midi, comme je m’étais inscrite pour recevoir l’onction des malades, je l’ai reçue lors de la messe présidée par l’évêque de Meaux, Monseigneur Albert-Marie de Montléon. Bénédicte m’accompagnait. Avec d’autres je me suis avancée dans le choeur. Tous les prêtres présents ainsi que l’évêque, tous nous ont imposé les mains individuellement. Ce fut encore un moment très fort marqué par la Présence du Seigneur. Dans la soirée, Bénédicte fut très étonnée de me voir courir, ce que je ne pouvais plus faire.
Le mardi suivant, j’avais rendez-vous pour un scanner qui avait été demandé en urgence. Je devais avoir les résultats le mercredi. Mais je n’étais pas pressée car je sentais au fond de moi que j’étais guérie, que je n’avais plus rien, plus de douleur, je pouvais même courir.
Mon médecin généraliste, stupéfait par les résultats positifs, est venu me voir directement à la maison. Je n’avais plus rien au pancréas ! Il ne comprenait pas mais comment lui expliquer l’intervention divine ? Alors la seule chose que j’aie pu lui dire, c’est que j’étais un antibiotique à moi toute seule. Avec un grand sourire, il m’a répondu :
- « Eh bien, vous n’avez plus besoin de nous puisque vous savez si bien vous soigner ! »
Dimanche 13 avril 2008



Chaque année, nous attendons le pèlerinage saint Mathurin avec impatience, le désir tendu vers un cadeau, un beau cadeau du Ciel ! Et pourtant l’organisation d’une telle manifestation, sur deux jours et une nuit durant, demande beaucoup d’énergie et d’implication, même si elle est portée régulièrement dans la prière. Pour sa préparation, vingt à vingt-cinq acteurs paroissiaux du secteur de la Chapelle-la-Reine et du secteur de Nemours sont mobilisés, au sein d’équipes différentes et autour de notre curé, le père Claude Brodard, pendant près de 5 mois.
Mais lorsque viennent ces deux jours bénis du pèlerinage, la grâce sanctifiante de l’Esprit qui descend sur nous et sur les pèlerins nous unifie, nous revitalise, pacifie nos cœurs, les remplit d’allégresse, renouvelle notre désir et notre élan pour l’année suivante. Cette grâce qui ouvre les cœurs de chacun d’entre-nous et qui les unit plus intimement à Dieu, fait régner une belle communion fraternelle au sein de notre communauté, un trésor pour la vie de notre paroisse « élargie »
La notoriété du pèlerinage grandit au fur et à mesure des années. Nous notons un accroissement du nombre de participants avec une bonne proportion de nouveaux venus. Le dimanche, c’est une cinquantaine d’adultes et une quinzaine d’enfants qui ont parcouru les 5 Kms de marche depuis la Chapelle-la-Reine avant d’entrer dans l’église de Larchant où beaucoup d’autres les attendaient pour la belle soirée de louange et d’intercession. Malgré notre appréhension, ni le jour non chômé du lundi de Pentecôte, ni la pluie n’ont eu d’incidence sur la fréquentation. Si certains n’ont pas pu venir, ils ont été remplacés par d’autres, si bien que les pèlerins qui sont montés à la fontaine saint Mathurin étaient tout aussi nombreux que les autres années. Et c’est dans une église pleine de fidèles que s’est déroulée, l’après-midi, la messe présidée par notre évêque avec l’onction des malades.
Chaque pèlerinage que nous vivons confirme sa vocation première, celle qu’il avait à l’apogée de son rayonnement au Moyen Age : être un grand pèlerinage de guérison par l’intercession de saint Mathurin.
Des guérisons, il y en a eu et sous des formes diverses. Beaucoup de blessures de vie ont été guéries grâce à des pardons donnés et reçus, à des réconciliations, à des libérations de liens nuisibles, à des mémoires anciennes visitées. Certaines souffrances physiques ont été allégées et des maladies guéries. Le cas le plus spectaculaire est celui d’une femme atteinte gravement au pancréas, visitée par le Seigneur en acceptant de recevoir la prière des frères et le sacrement des malades. Sa guérison constatée le lendemain par un résultat d’examens tient lieu du miracle aux yeux des médecins !
Loué soit Jésus qui nous montre qu’Il est toujours vivant ! Sa puissance de guérison s’est manifestée au milieu de nous. Désormais, en faisant de nous ses témoins, Il nous appelle à proclamer sa Gloire avec audace. Demeurons dans cette allégresse et restons attentifs à accueillir les dons de l’Esprit toujours agissant en ces lendemains de Pentecôte !
Les enfants, eux aussi, ont pu vivre leur propre pèlerinage, encadrés par des animatrices et quelques adolescentes. Et leur témoignage qu’ils ont inscrit sur un panneau est très émouvant. Pour eux, durant ces deux jours, il y a eu des moments très forts, particulièrement le temps de recueillement devant les reliques de saint Mathurin. Sous la motion de l’Esprit, certains ont frémi ou ressenti dans leur corps une Présence. Et pour nous les adultes, leur joie rayonnante reste gravée dans nos coeurs, lorsqu’ils nous bénissaient en différents points de notre procession jusqu’à la fontaine, une joie qui rejaillissait sur nous.
A l’année prochaine, venez nombreux goûter la Grâce !

Annie-France, un acteur du pèlerinage

St Mathurin, son rendez-vous est incontournable pour de plus en plus de personnes devenus pèlerins comme moi, témoins d’événements pour le moins extraordinaires…
En effet, « ça déménage » durant deux jours à Larchant : la ferveur, les témoignages, les repos de l’Esprit, le dépôt des souffrances de toutes sortes, les confessions,… et les guérisons (les petites et les très grandes), tout cela peut surprendre…
Sans oublier les prières communautaires et personnelles et les prières d’intercession pour accompagner quelqu’un qui souffre, la procession priante vers la source de St Mathurin, (endroit idyllique et rempli de sérénité), le silence de la nuit d’adoration (facultatif !!!), des chants fabuleux, la bénédiction des malades, la présence continuelle de St Mathurin, et les moments de fraternité et de convivialité entre les pèlerins de touts horizons.
Ca fait beaucoup en si peu de temps me direz-vous ! Vous trouvez peut-être que j’en dis trop ? Une seule façon de voir et de comprendre : y aller vous-même, vous ne perdrez pas votre temps, ou plutôt c’est un gain de temps, une occasion unique pour faire le point sur toutes choses…. Vous y reviendrez calme, reposé (même sans beaucoup de sommeil), ouvert à vous-même et aux autres, avec un autre regard sur l’Eglise…. Et même sur Dieu : vous risquez fort de le rencontrer, mais est-ce un risque ? C’est une chance et un grand bonheur de le retrouver très accessible face à vous.
Ce fut mon cas, en tout cas (« merci mon Dieu »)

Un pèlerin parmi les autres, JP

Je n’avais pas prévu d’y participer, mais puisque je possède une très grande voiture de 9 places, il m’a été demandé de conduire les personnes qui ne pouvaient pas marcher longtemps, de la Chapelle-la-Reine à Larchant.
J’ai donc accepté.
Mais ce qu’il n’était pas prévu, c’est que ce service se transforme en pèlerinage pour moi. En effet, j’ai pu participer au sacrement de réconciliation et je me suis rapproché de mes amies de la paroisse qui ont prié sur moi.
LeSeigneur était là, il m’attendait, pour me donner une onction de douceur et d’apaisement après une grave et douloureuse dépression nerveuse.
Ce fut un moment très intense et libérateur, par le don des larmes qui coulaient à flot.
Ce que je retiens de ce pèlerinage, ce que je voudrais partager, c’est que surtout, ne résistez pas à l’appel de l’Esprit, acceptez de vous laisser aller, soyez attentif au murmure de l’Esprit qui vous dit : «Viens vers le Père »…

Gilles Rebiffé

pelerinage de saint mathurin

Le Sang de l’Alliance
Le drapé rouge qui descend
De la clé de voûte et se répand
En deux rayons ouverts
Comme l’entrée d’une Tente,
Celle du Dieu de l’Univers
Venu rendre son église Vivante,
C’est l’image du Sang Précieux
Qui sort du Cœur Miséricordieux
De Jésus pour nous purifier
Et nous ramener à la Liberté ;
C’est le Sang de l’Alliance
Réaffirmée par Notre Père
Par l’intercession de saint Mathurin,
L’action de l’Esprit Saint par les frères ;
C’est le sang de l’Agneau
Versé sur chacun des pèlerins
Pour guérir et rendre beau
Les enfants de Dieu attristés d’être loin ;
C’est le sang de l’Eucharistie,
Présence réelle de Jésus Christ,
A travers le Saint Sacrement
Qui veille sur nous tendrement,
Nous accompagne jour et nuit,
Pour nous ramener à la Vie !

Voici un fruit de l’adoration